LES FLUCTUATIONS DE LA CROISSANCE DANS LES PAYS DEVELOPPES


Plan :
  1. LA CRISE ECONOMIQUE DANS LES PAYS DEVELOPPES
    1. L'évolution économique depuis 1975
    2. Le renouveau des politiques économiques : du keynésianisme au retour du libéralisme.
  2. LA CRISE COMME UN MOMENT DU CYCLE ECONOMIQUE
    1. La théorie des cycles
    2. Les cycles et la crise actuelle

  1. LA CRISE ECONOMIQUE DANS LES PAYS DEVELOPPES
    1. L'évolution économique depuis 1975
      1. 1985-1982 : une période de "stagflation"
        • Les années 1975-1982 sont les premières années de crise : forte inflation + progression chômage + ralentissement croissance
        • les 2 chocs pétroliers de 1973-1974 puis de 1979-1980 (prix baril de 2 dollars --> 34 dollars) déclenchent une crise; forte inflation + déséquilibre des balances courantes
        • les poliques de stabilisation 1974-1975, et 1979-1980 vont freiner la demande. Période de récession :
          • chute du PIB ( 5% en 1970 --> 2% en 1980 )
          • taux de chômage ( 2,8% en 1974 --> 8% en 1982)
          • inflation ( supérieure à 10%)
      2. 1983-1989 : une reprise lente et déséquilibrée
        • une reprise très inégale selon les pays, mais inférieure au niveau des années 60.
          • E.U, Japon et Royaume Uni = reprise bénéfique
          • les économies européenne; croissance plus faible (inférieure à 2,5% jusqu'en 1987)
        • période de désinflation généralisée, dès 1980. Les causes :
          • baisse du prix de pétrole (le baril passe de 30$ à 15$) et des matières premières ==> baisse des prix + stimule production nationales + améliore les balances commerciales.
          • les salaires sont désindexés de l'inflation ==> progressent moins vite que l'inflation ==> recul de l'inflation + montée des taux de profit + améliore autofinancement des entrerprises.
          • restriction de la politique monétaire; taux intérêt élevés ==> freine la demande ==> freine l'inflation mais aussi la croissance.
        • Les pays industrialisés ont des taux de chômage inégaux.
          • Japon = chômage inférieur à 3%.
          • E.U. : en 1989, taux chômage équivalent à celui de 1970.
          • France et Royaume Uni : taux de chˆmage en progression.
      3. 1990-1993 : une nouvelle récession
        • 1990 début d'une nouvelle période de récession : crise du Golfe envahi par l'Iraq août 90 ==> nouveau choc pétrolier + anticipations (crainte de l'avenir) défavorables à la croissance économique.
        • le chômage progresse partout ( > 10% en France, Royaume Uni) sauf au Japon.
        • la désinflation se poursuit (hausse des prix = 3%)
      4. 1994 : le début d'une nouvelle phase d'expansion ?
        • E.U. et Royaume Uni : " à 4% ; relance par la consommation et l'investissement
        • Europe : reprise déjà par les exportations puis relayée par la demande interne (consommation, investissement).
      5. Une crise mondiale
        • une mondialisation des économies ==> transmission des fluctuations par le jeu des interdépendances économiques
        • les NPI rejoignent les PD (processus qui bouleverse le classement inchangé depuis la 2° guerre mondiale)
    2. Le renouveau des politiques économiques : du keynésianisme au retour du libéralisme; 4 types de mesures :
      1. L'intervention sur le marché monétaire
        • le gonflement de la masse de monnaie en circulation peut expliquer l'inflation.
        • le contrôle sur l'émission de la monnaie a disparu après la les différentes vagues de dérèglementation.
        • L'action sur les taux d'intérêt devient le principal instrument de contrôle des agrégats monétaires.
        • la lutte contre l'inflation justifie des taux d'intérêt élevés.
      2. La réduction des dépenses publiques et la baisse de la fiscalité
        • Les économistes libéraux préconisent une réduction des dépenses publiques et du déficit budgétaire (alléger le poids de l'Etat et des niveaux d'imposition)
        • La majorité des pays industrialisés adoptent cette politique de limitation des dépenses publiques dès 1980 pour réduire le déficit budgétaire.
        • Aux E.U., les allègements fiscaux dès 1980 amplifient le déficit budgétaire jusqu'au record en 1985, avant de décider d'une réduction des dépenses militaire et sociales.
        • En France, la politique de relance dès 1981-1982 vont aggraver le déficit budétaire jusqu'en 1986, après la mise en place de politiques de stabilisation dès 1983.
      3. La dérèglementation pour rétablir le libre jeu du marché.
        • le marché du travail (droit de licenciement, CDD...)
        • marché des capitaux (dérèglementation financière, innovation de produits..)
        • marché des B&S (droit de la concurrence, libéralisation des prix et des changes...)
      4. La privatisation des entreprises publiques.
        • but : réduire le poids des entreprises publiques, supprimer les monopoles et rétablir la concurrence.
        • Privatisations en GB, Japon, Italie et Allemagne.
        • Au contraire, la France, en 1981-1982, nationalise. Elle engage les privatisations en 1986-1987, puis de 1993 à 1996.
  2. LA CRISE COMME UN MOMENT DU CYCLE ECONOMIQUE
    1. La théorie des cycles
      1. Les cycles longs
        • Kondratieff, économiste soviétique, analyse dans les années 1920, les cycles longs, de 40 à 60 ans, qui alternent des phases de hausse(A) et de baisse(B).
        • Schumpeter explique les longues fluctuations à partir des évolutions technologiques (innovation => reprise d'investissements => relance de la demande => puis épuisement de la technologie).
      2. Les cycles courts
        • observés par l'économiste français C.Juglar dès 1860, d'une durée de 6 à 11 ans.
            4 périodes :
          • expansion,
          • crise (premier point de retournement)
          • récession ou dépression,
          • reprise (second point de retournement)
        • les cycles juglar se superposent aux cycles longs (3 cycles Juglar en général dans une phase du cycle Kondratieff).
    2. Les cycles et la crise actuelle
      1. Crise structurelle et cycles longs
        • De nombreux auteurs font correspondre la crise actuelle à une phases descendante d'un cycle Kondratieff. (départ en 1970, retournement vers la fin des années 1990)
        • En suivant les idées de Schumpeter, l'épuisement du progrès technologique est la première cause de la crise :
          • les besoins et les marchés couverts par les anciennes industries motrices sont désormais saturés (pétrole, chimie, équipement des ménages...)
          • la concurrence est de plus en plus vive entre les entreprises, qui cherchent à réduire leurs coûts (délocalisation) et accroître leur productivité (nouvelles technologies, substitution du capital au travail)
          • les restructurations s'accélèrent dans les années 1970-1980. Tous les secteurs sont touchés mais plus particulièrement les secteurs traditionnels où la technologie est banalisée, et sévèrement concurrencée par les pays du Sud. (textile, sidérurgie, construction navale)
          • au total, la croissance du PIB est ralentie et le chômage progresse fortement.
      2. Crise conjoncturelle et cycles courts
        • Les années 1970-1980 correspondent à un retour des variations cycliques courtes (qui s'étaient fortement atténuées après la Seconde Guerre mondiale)
        • Depuis 1970, le retour des cycles économiques s'est accompagné de 3 crises :
          • 1973-1974
          • 1980-1982
          • 1990-1993
        • Le dernier cycle pour la France 1984-1993 est commun pour tous les pays européens. (Les E.U. ont un décalage de 2 ans : 1982-1991)
        • A l'origine de ces irrégularité de la croissance, 3 types de chocs :
          • Les chocs exogènes, qui sont indépendants des marchés (contre-choc pétrolier de 1986, unification allemande, crise du Golfe en 1990). Exemple; crise golfe ==> hausse prix pétrole ==> hausse des coûts ==> baisse de la production.
          • les chocs endogènes : liés au fonctionnement du marché avec des enchaînements macroéconomiques.
            • externe : la reprise du cycle en Europe est en partie tirée par l'expansion américaine et la croissance de la demande mondiale
            • interne : la désinflation, la répartition de la valeur ajoutée... vont jouer sur la demande (consommation, investissement).
          • les chocs financiers : l'endettement ou l'évolution des taux d'intérêt amplifient les cycles.
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